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La culture conventionnelle du coton requiert l'utilisation d'une très grande quantité de pesticide: bien que le coton n'occupe que 2.5% des surfaces cultivées dans le monde, 24% des insecticides servent à son traitement.
Dans les champs de coton bio, on combat les nuisibles à l'aide d'extraits naturels de pantes. Cela assure non seulement la bonne santé des travailleurs, mais aussi la survie des oiseaux et des coccinelles, qui, en tant que prédateurs naturels, aident à décimer les nuisibles sans utiliser d'insecticides. Bilan: le coton bio se passe complètement de traitement polluants, ce qui est bébéfique pour l'être humain et pour la nature.
Pour pouvoir récolter un kilogramme de fibres de coton conventionnel, on utilise jusqu'à 30000 litres d'eau pour arroser les champs. Au passage, une grande quantité de pesticides et d'engrais chimiques se déversent dans les fleuves et les nappes phréatiques. Cette pollution présente un grave danger pour l'être humain et pour l'environnement. De plus, une croûte composée des résidus de ces produits chimiques se forme à la surface du sol, ce qui peut le rendre totalement stérile.
Pour la culture du coton bio, on table souvent sur une méthode innovante: la micro-irrigation. Cette méthode, selon laquelle l'eau n'est pas déversée en masse sur toute la surface de champs mais ets apportée directement, et sans évaportation à la racine de la plante, permet de préserver la fertilité du sol et l'eau potable.
Afin d'atteindre chaque année un haut rendement dans la culture conventionnelle du coton, on utilise des produits chimiques pour contraindre le sol à produire à un rendement maximal dans un laps de temps très court. Les engrais employés appauvrissent le sol au point de le rendre stérile. Le coton biologique, en revanche, est cultivé au moyen de fumier naturel et de compost. En outre, il est planté en alternance avec d'autres produits agricoles. Le sol est ainsi ménagé et les récoltes sont préservées à long terme.
On dit que les semences génétiquement modifiées produisent un meilleur rendement - une allégation qui s'accompagne souvent d'un effet boomerang. D'une part, la prétendue résistance à certains nuisibles demeure inférieure aux attentes, ce qui annule les pronostics d'augmentation du rendement. D'autre part, les producteurs de coton génétiquement modifié exigent des cultivateurs qu'ils achètent chaque année la semence chez eux. Ainsi ce créent de nouvelles dépendances, qui, en fin de compte, ne conduisent pas seulement à la ruine financière, mais au suicide des cultivateurs concernés: le manque total d'espoir les pousse à mettre fin à leurs jours.
Aujourd'hui, plus de 50% du coton planté dans le monde provient de semences génétiquement modifiées. Les conséquences de ces altérations du génotype végétal sont imptévisibles pour la nature et pour l'être humain.
C'est pourquoi cette technique controversée est interdite dans la culture biologique du coton.
Dans la culture biologique, les coûts de production sont bas et les rendements plus stables, ce qui réduit la vulnérabilité financière des cultivateurs, qui ne sont plus dépendants des prêteurs. De plus, sans polluants, on obtient une bonne qualité, de meilleurs prix ainsi que des primes écologiques. La production du coton biologique, autrefois produit de niche, décolle aujourd'hui. La quantité produite augmente chaque année d'environ 35% - un développement positif que nous aimerions accélérer.
Cultivé biologique, le coton offre une fibre d'une excellente qualité, d'une grande douceur: porter une chemise de nuit en coton bio est un vrai délice. Comparer l'état des pieds après avoir porté une journée, des chaussettes en coton bio, en coton "agrochimique" ou en synthétique est concluant: le vêtement bio renouvelle la notion d'hygiène en la matière !
La douceur et l'excellente tenue des couches en coton bio restent caractéristiques même après de multiples lavages.